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Décoration de la yourte traditionnelle

Vous pourrez voir des exemplaires magnifiques de  yourtes dans plusieurs musées de la république – au Musée des beaux arts à Bichkek, ou dans le village Kotchkor (dans la région de Naryn), ou à Naryn (ville). Toutes, elles servent d’exemple de la maîtrise du métier de Kirghiz-nomades, qui est à la fois  simple, belle, fonctionnelle. Souvent, les yourtes sont décorées de chirdaks (tapis en feutre) multicolors, de tchiys (nattes tressées de paille), ou bien de touche-kiiz (panneaux pendus au mur), et de tout un nombre d’éléments décoratifs.
La vie dans la yourte est concentrée autour de kolomto (foyer) qui se trouve juste sous le tunduk. Derrière le kolomto, juste en face de l’entrée (contre le mur de derrière de la yourte) se trouve djuk – couvertures pliées, carpettes et coussins rangés sur les coffres ou sur les supports spéciaux. La hauteur de djuk était et reste encore un des indices de l’aisance de la famille. La maîtresse de la demeure voit à ce que le djuk consiste en jolis teucheuks serrés – des matelas en tissu. Les jours chauds et ensoleillés on les sort dehors et étend sur l’herbe sous les rayons directs du soleil. Il est agréable de dormir sur les teucheuks secoués et pénétrés des odeurs des herbes fraîches de montagne.         
L’endroit entre le kolomto et le djuk est appelé «teur» où on fait s’asseoir les hôtes de marque – aksakals (les hommes sages d’âge mûr). Dans la vie quotidienne cet endroit était occupé par le chef de famille, ses fils s’assoyaient près de lui, et les femmes: les filles du maître et son épouse, s’installaient plus près de l’entrée. Ces traditions étaient observées strictement et nul kirghiz ne violerait cet ordre (bien qu’une «punition» ne fût pas prévue pour la non-observance du code de doyenneté).
Du côté droit de l’entrée se trouvait l’espace pour «travail féminin» – éptchi djak. Cet espace servait à garder les accessoires et à laver la vaisselle. Dans cette partie de la yourte on accrochait sur le kéréghé (mur grillé) les sacs brodés dans lesquels se trouvaient aiguilles, fils, couture, tricotage et bibelots différents.      
Une partie de la yourte affectée aux hommes s’appelait «ér djak» et se trouvait du côté gauche. Là, sur le kéréghé, étaient suspendus harnachement, kamtchas (cravaches de cheval), couteaux de chasse – objets nécessaires pour l’élevage du bétail, la chasse et l’artisanat.

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